Actif économique
Les capitaux investis dans l’exploitation : immobilisations d’exploitation nettes plus BFR d’exploitation. On l’appelle aussi capitaux employés ; il est financé par les capitaux propres et la dette nette.
100 termes expliqués simplement, chacun avec un exemple chiffré et la compétence qui va plus loin.
Les capitaux investis dans l’exploitation : immobilisations d’exploitation nettes plus BFR d’exploitation. On l’appelle aussi capitaux employés ; il est financé par les capitaux propres et la dette nette.
Les capitaux propres corrigés des plus ou moins-values latentes sur les actifs, nettes de l’impôt latent. C’est la méthode des holdings et des sociétés riches en actifs.
La cession des créances clients à un factor qui les finance, en assure le recouvrement et peut garantir l’impayé. Il transforme les factures en trésorerie immédiate.
La décomposition de l’écart entre réalisé et budget en effet volume, effet prix et effet mix. Elle dit pourquoi le résultat diffère du plan et qui doit agir.
La banque centrale du Maroc. Elle conduit la politique monétaire, fixe le taux directeur, agrée et supervise les banques et tient la centrale des risques.
La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, institut d’émission des huit pays de l’UEMOA. Elle émet le franc CFA (XOF), à parité fixe avec l’euro ; la supervision bancaire relève de la Commission bancaire de l’UMOA.
La Banque des États de l’Afrique centrale, institut d’émission des six pays de la CEMAC. Elle émet le franc CFA (XAF), à la même parité fixe avec l’euro que le XOF.
La sensibilité du rendement d’une action à celui du marché. On part du bêta désendetté de comparables, que l’on réendette à la structure financière de la cible.
Besoin en fonds de roulement : l’argent immobilisé dans le cycle d’exploitation, stocks plus créances clients moins dettes fournisseurs. Il grandit avec le chiffre d’affaires et doit être financé.
Le BFR exprimé en jours de chiffre d’affaires, calculé poste par poste à partir des délais structurels de l’entreprise. Il sert à prévoir le BFR d’une année future à partir de son seul chiffre d’affaires.
Le bilan reclassé par cycle : ressources stables contre emplois stables, puis actif et passif d’exploitation, puis trésorerie. C’est la lecture du banquier, qui en tire fonds de roulement, BFR et trésorerie nette.
Le plan chiffré de l’année, décliné par mois et par responsable, qui sert de référence au pilotage. Il traduit la stratégie en objectifs de chiffre d’affaires, de marge, d’investissement et de trésorerie.
Capacité d’autofinancement : le flux potentiel que l’activité laisse à l’entreprise, résultat net plus charges calculées (dotations) moins reprises et plus-values de cession. Elle rembourse la dette et finance l’investissement.
Ce qui revient aux actionnaires : capital, réserves, report à nouveau et résultat de l’exercice. C’est le premier coussin qui absorbe les pertes avant les prêteurs.
Sûreté personnelle par laquelle une personne, souvent le dirigeant, s’engage à payer si l’emprunteur ne paie pas. Sa valeur dépend du patrimoine réel de la caution, pas du montant écrit.
Le fichier tenu par la banque centrale (Bank Al-Maghrib, BCEAO, BEAC, Banque de France) qui recense les crédits déclarés par les banques pour chaque emprunteur. Le banquier y vérifie l’endettement réel avant de prêter.
En France, la cession de créances professionnelles à une banque par simple bordereau (loi de 1981). La banque avance une partie des factures et se rembourse à leur encaissement.
Le Code général de normalisation comptable, référentiel des comptes sociaux au Maroc (loi 9-88). Ses états de synthèse comprennent le bilan, le CPC, l’ESG, le tableau de financement et l’ETIC ; le CPC isole le résultat non courant.
La Commission bancaire de l’Afrique centrale, superviseur des banques de la CEMAC. Son règlement R-2018/01 classe les créances en saines, sensibles et douteuses et fixe leur provisionnement.
L’instance qui décide d’accorder, de modifier ou de refuser un crédit, dans la limite de sa délégation. Il statue sur la note de crédit présentée par le chargé d’affaires et l’avis du risque.
La rentabilité exigée par les actionnaires, le plus souvent estimée par le MEDAF : taux sans risque + bêta × prime de risque de marché, plus une prime pays ou de taille si nécessaire.
Engagement contractuel de l’emprunteur, le plus souvent un ratio financier à respecter à chaque arrêté. Son non-respect constitue un cas de défaut qui permet à la banque de renégocier, d’exiger des garanties ou d’accélérer le prêt.
Les crédits qui présentent un risque de non-recouvrement total ou partiel. Au Maroc, la circulaire 19/G de Bank Al-Maghrib les classe en pré-douteuses, douteuses et compromises, provisionnées au minimum à 20 %, 50 % et 100 % de leur montant net des garanties admises ; le dispositif est en refonte, vérifiez la version en vigueur.
Prêt de 2 à 7 ans environ qui finance un investissement (matériel, extension, acquisition). Il se rembourse par la CAF de l’entreprise sur la durée de vie de l’actif financé.
Crédit court terme qui finance un cycle saisonnier, typiquement l’achat d’une récolte (cacao, coton, café, anacarde), et se rembourse par la vente du produit. Il est courant en UEMOA et en CEMAC.
Location d’un bien avec option d’achat en fin de contrat : le crédit-bailleur reste propriétaire, ce qui lui sert de garantie. Il finance souvent 100 % du bien, sans apport.
L’espace, aujourd’hui virtuel, où le vendeur met à disposition des acquéreurs les documents de la société (juridiques, financiers, fiscaux, sociaux). Ses statistiques de consultation renseignent sur l’intérêt des candidats.
Évaluation par actualisation des flux de trésorerie disponibles futurs au WACC, plus une valeur terminale. Elle donne la valeur d’entreprise, dont on déduit la dette nette.
La réduction appliquée à la valeur d’une société non cotée ou d’une participation difficile à céder, faute de marché pour la revendre rapidement.
Ligne de trésorerie qui permet au compte d’être débiteur jusqu’à un plafond. Elle finance les décalages ponctuels, pas un BFR structurel.
Un emprunteur est en défaut s’il a un impayé significatif depuis plus de 90 jours ou si son paiement intégral est jugé improbable. C’est l’événement que mesurent la PD et la LGD.
Le nombre moyen de jours de crédit accordés aux clients : créances clients TTC rapportées au chiffre d’affaires TTC, multipliées par 360. Chaque jour gagné libère de la trésorerie.
Le nombre moyen de jours de crédit obtenus des fournisseurs : dettes fournisseurs TTC rapportées aux achats TTC, multipliées par 360. Au Maroc comme en France, la loi plafonne ces délais.
Les dettes financières (emprunts, crédit-bail, découverts) moins la trésorerie disponible. C’est l’agrégat de base des ratios de levier et du passage de la valeur d’entreprise à la valeur des titres.
Dette subordonnée à la dette senior, rémunérée par un intérêt payé, un intérêt capitalisé (PIK) et souvent des bons de souscription. Plus chère, elle comble l’écart entre dette senior et fonds propres.
Le ratio de levier le plus suivi par les banques : le nombre d’années d’EBE nécessaires pour rembourser la dette nette. Au-delà de 3 à 3,5x pour une PME, le dossier devient tendu.
Période en début de prêt pendant laquelle l’emprunteur ne paie que les intérêts. Il aligne les échéances sur la montée en charge d’un investissement.
La règle prudentielle qui plafonne l’exposition d’une banque sur un même bénéficiaire ou groupe à un pourcentage de ses fonds propres. Le seuil dépend du régulateur : vérifiez celui de votre zone.
Ratio de couverture du service de la dette : cash disponible pour la dette (CFADS) rapporté aux échéances de l’année, intérêts et capital. Sous 1, l’entreprise ne peut pas payer ; les banques visent souvent 1,2 à 1,5 au minimum.
L’audit d’acquisition mené par l’acquéreur et ses conseils (financier, juridique, fiscal, social) pour vérifier les informations du vendeur et chiffrer les risques avant de signer.
Le montant dû au moment du défaut : l’encours tiré plus la part de la ligne non tirée que l’emprunteur aura probablement utilisée d’ici là (facteur de conversion).
Complément de prix versé au vendeur si l’entreprise atteint des objectifs après la cession. Il rapproche acheteur et vendeur quand ils divergent sur le plan d’affaires.
Excédent brut d’exploitation : ce que l’activité dégage avant amortissements, frais financiers et impôt. C’est le point de départ du cash et le dénominateur des ratios de levier.
Résultat avant intérêts, impôts, dotations aux amortissements et provisions : l’équivalent anglo-saxon de l’EBE. Les deux diffèrent selon le traitement des provisions, de certains loyers (IFRS 16) et des éléments exceptionnels.
L’écart entre rentabilité des capitaux propres et rentabilité économique créé par la dette : ROE = ROCE + (ROCE − coût de la dette après impôt) × dette / capitaux propres. Il joue dans les deux sens.
Dette levée directement auprès d’investisseurs par l’émission de titres (obligations) qui versent un coupon et remboursent le nominal. Il exige une taille et une transparence suffisantes.
La banque paie avant l’échéance un effet de commerce (lettre de change) en retenant des intérêts et commissions (agios). Elle se rembourse auprès du client tiré à l’échéance.
Excédent de trésorerie d’exploitation : l’EBE diminué de la hausse du BFR d’exploitation. C’est le cash réellement encaissé par l’exploitation sur l’année.
Le cash généré par l’exploitation après impôt normatif, investissements et variation du BFR, avant tout flux de financement. C’est le flux que l’on actualise dans un DCF.
Ressources stables (capitaux propres, dettes à long et moyen terme) moins emplois stables (immobilisations). L’excédent finance tout ou partie du BFR.
Engagement autonome d’une banque de payer un montant dès la demande du bénéficiaire, sans pouvoir opposer les exceptions du contrat de base. C’est la forme usuelle des cautions de marchés publics.
Engagement du vendeur d’indemniser l’acquéreur si un passif né avant la cession apparaît après, ou si un actif se révèle surévalué. Elle se négocie en franchise, plafond et durée.
Dette financière nette rapportée aux capitaux propres. Il mesure le poids de la dette dans la structure de financement ; au-delà de 100 %, les prêteurs financent plus que les actionnaires.
Sûreté réelle sur un immeuble, inscrite à la conservation foncière, qui donne à la banque un droit de préférence et de suite. La banque ne retient qu’une partie de la valeur d’expertise.
Résultat d’exploitation (ou EBE) rapporté aux charges d’intérêts. Il dit combien de fois l’activité paie les intérêts, sans tenir compte du remboursement du capital.
La norme impose de provisionner les pertes attendues : sur 12 mois au stade 1 (crédit sain), sur toute la durée de vie au stade 2 (hausse significative du risque, présumée à 30 jours d’impayé) et au stade 3 (crédit déprécié, en défaut).
Acquisition d’une entreprise par une holding financée en partie par de la dette, remboursée par les dividendes de la cible. L’effet de levier augmente le rendement des fonds propres investis.
Offre écrite, en principe non engageante, par laquelle un acquéreur propose un prix et des conditions avant la due diligence et obtient souvent une exclusivité de négociation.
La part de l’exposition que la banque perd réellement en cas de défaut, après récupérations et frais de recouvrement. Les garanties la font baisser.
Ventes moins coût d’achat des marchandises ou matières vendues. Son taux mesure le pouvoir de prix et la maîtrise des achats.
Chiffre d’affaires moins charges variables : ce qui reste pour couvrir les charges fixes puis dégager un résultat. Son taux est la clé du point mort.
Le document détaillé qui présente l’entreprise à vendre aux acquéreurs ayant signé un engagement de confidentialité : activité, marché, équipe, historique financier, plan d’affaires.
Multiple on invested capital : ce que l’investisseur récupère divisé par ce qu’il a investi. Il se lit avec le TRI, car un même multiple vaut moins s’il est obtenu plus lentement.
Le rapport entre la valeur d’entreprise et l’EBE de sociétés comparables, appliqué à l’EBE de la cible. C’est le multiple de référence en PME et en LBO.
Sûreté réelle sur le fonds de commerce (clientèle, enseigne, droit au bail, matériel), inscrite au registre du commerce. Sa valeur de réalisation est souvent faible : la banque la décote fortement.
La note de risque attribuée par la banque à chaque emprunteur, sur une échelle propre (par exemple de 1 à 10), à partir d’éléments financiers et qualitatifs. Chaque note correspond à une PD qui fixe la marge et la délégation.
Le document qui présente un dossier au comité : besoin, entreprise, analyse financière, capacité de remboursement, risques, garanties et recommandation. Elle doit permettre de décider sans autre lecture.
Le pont (bridge) qui retire de la valeur d’entreprise la dette nette et les éléments assimilés (provisions pour retraites, litiges, dividendes votés) pour obtenir le prix des actions.
Le Plan comptable général, référentiel des comptes individuels en France, fixé par l’Autorité des normes comptables. Les charges sont en classe 6, les produits en classe 7.
La probabilité qu’un emprunteur fasse défaut dans les 12 mois (ou sur la durée du prêt). Elle est estimée à partir des historiques de défaut par classe de notation.
Price earning ratio : cours de l’action divisé par le bénéfice net par action, ou capitalisation divisée par le résultat net. Il évalue directement les fonds propres.
La perte moyenne qu’une banque doit anticiper sur un crédit : PD × LGD × EAD. Elle est couverte par la marge et les provisions ; la perte inattendue, elle, l’est par les fonds propres.
Le tableau pluriannuel qui confronte les besoins (investissements, hausse du BFR, remboursements, dividendes) aux ressources (CAF, emprunts, apports). Il doit être équilibré année par année.
Le chiffre d’affaires à partir duquel l’entreprise couvre toutes ses charges : charges fixes divisées par le taux de marge sur coût variable. Exprimé en jours, il donne la date à laquelle l’année devient rentable.
Prévision mise à jour chaque mois ou trimestre sur un horizon constant (souvent 12 mois), en combinant réalisé et prévu. Elle remplace la lecture figée du budget par un atterrissage à jour.
Le supplément payé au-dessus de la valeur d’une participation minoritaire pour obtenir le contrôle, justifié par les synergies et le pouvoir de décision.
Le supplément de rendement que les investisseurs exigent pour détenir des actions plutôt qu’un actif sans risque. Elle s’estime sur l’historique ou de façon implicite à partir des cours.
Le supplément de rendement exigé pour investir dans un pays plus risqué. Une méthode courante part de l’écart de taux souverain (spread), multiplié par le rapport de volatilité actions / obligations.
Les fonds propres réglementaires d’une banque rapportés à ses actifs pondérés par les risques (RWA), selon Bâle III. Le minimum est fixé par chaque régulateur, coussins compris.
La modification des conditions d’un prêt pour l’adapter à la capacité de remboursement réelle : allongement, différé, baisse de taux. Elle évite le défaut mais signale un risque accru et se suit de près.
L’EBE après dotations aux amortissements et provisions d’exploitation et reprises. Il mesure la performance de l’outil industriel et commercial, avant financement et impôt.
Rentabilité des capitaux employés : résultat d’exploitation après impôt rapporté à l’actif économique. On le compare au WACC : au-dessus, l’entreprise crée de la valeur.
Rentabilité des capitaux propres : résultat net rapporté aux capitaux propres. C’est le rendement comptable obtenu par l’actionnaire.
Le nombre de jours de consommation couverts par le stock : stock moyen rapporté au coût d’achat des marchandises vendues (ou des matières consommées), multiplié par 360.
Soldes intermédiaires de gestion : la cascade qui décompose le résultat, de la marge commerciale à la valeur ajoutée, l’EBE, le résultat d’exploitation, le résultat courant puis le résultat net. Chaque marche dit où se crée ou se perd la rentabilité.
Les droits qui garantissent le remboursement : réelles quand elles portent sur un bien (hypothèque, nantissement, gage), personnelles quand une personne s’engage (caution, garantie à première demande). Elles réduisent la perte, pas le risque de défaut.
Le Système comptable OHADA, référentiel commun aux 17 États de l’OHADA (UEMOA, CEMAC, Guinée, Comores, RD Congo), révisé en 2017. Son compte de résultat fait apparaître la valeur ajoutée, l’EBE et le résultat d’exploitation.
L’état qui explique la variation de trésorerie par trois flux : exploitation, investissement, financement. Il révèle si l’entreprise finance sa croissance par son activité ou par la dette.
Le taux g de croissance annuelle des flux retenu au-delà de l’horizon. Il ne peut pas dépasser durablement la croissance nominale de l’économie et fait varier fortement la valeur.
Taux effectif global : le coût réel d’un crédit, intérêts, frais et commissions obligatoires compris. Il est toujours supérieur ou égal au taux nominal.
Évaluation à partir des multiples payés lors d’acquisitions de sociétés semblables. Ces multiples incluent une prime de contrôle : ils donnent une valeur pour un acquéreur majoritaire.
Le plan de trésorerie semaine par semaine sur un trimestre, encaissements et décaissements réels. C’est l’outil des situations tendues : il montre la semaine où le découvert sera dépassé.
Fonds de roulement moins BFR, ou de façon équivalente trésorerie active moins concours bancaires courants. Négative, elle signale que le cycle d’exploitation est financé par du court terme.
Taux de rentabilité interne : le taux d’actualisation qui annule la VAN. On le compare au coût du capital ; en capital-investissement, c’est la mesure de performance d’un fonds.
La richesse créée par l’entreprise : marge commerciale plus production de l’exercice moins consommations en provenance des tiers. Elle rémunère le personnel, l’État, les prêteurs et les actionnaires.
La valeur de l’outil économique, pour tous les apporteurs de capitaux : valeur des fonds propres plus dette nette (et intérêts minoritaires, provisions assimilées à de la dette). Elle se compare à l’EBE ou au résultat d’exploitation.
La valeur de l’entreprise au-delà de l’horizon de prévision, souvent calculée par la formule de croissance perpétuelle : FCF × (1 + g) / (WACC − g). Elle pèse souvent plus de la moitié de la valeur totale.
Valeur actuelle nette : la somme des flux futurs actualisés moins l’investissement initial. Positive, le projet rapporte plus que le taux exigé et crée de la valeur.
Coût moyen pondéré du capital : le rendement minimum exigé par les actionnaires et les prêteurs, pondéré par leur poids dans le financement, la dette étant prise après impôt. C’est le taux d’actualisation du DCF.
Renonciation ponctuelle et écrite de la banque à se prévaloir d’un bris de covenant ou d’un autre cas de défaut. Elle s’obtient en général contre une commission, une marge plus élevée ou de nouvelles garanties.
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