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Le glossaire de la finance d’entreprise et du crédit

100 termes expliqués simplement, chacun avec un exemple chiffré et la compétence qui va plus loin.

A

Actif économique

Les capitaux investis dans l’exploitation : immobilisations d’exploitation nettes plus BFR d’exploitation. On l’appelle aussi capitaux employés ; il est financé par les capitaux propres et la dette nette.

Exemple. Immobilisations nettes 120 M MAD + BFR 30 M MAD = actif économique de 150 M MAD.
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Actif net réévalué (ANR)

Les capitaux propres corrigés des plus ou moins-values latentes sur les actifs, nettes de l’impôt latent. C’est la méthode des holdings et des sociétés riches en actifs.

Exemple. Capitaux propres 92 M MAD + plus-value latente sur un terrain de 20 M MAD nette de 30 % d’impôt (14 M MAD) = ANR de 106 M MAD.
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Affacturage

La cession des créances clients à un factor qui les finance, en assure le recouvrement et peut garantir l’impayé. Il transforme les factures en trésorerie immédiate.

Exemple. Pour 10 M MAD de factures cédées, le factor avance 90 %, soit 9 M MAD, et prélève une commission d’affacturage de 0,8 %, soit 80 000 MAD, en plus des intérêts sur l’avance.
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Analyse des écarts

La décomposition de l’écart entre réalisé et budget en effet volume, effet prix et effet mix. Elle dit pourquoi le résultat diffère du plan et qui doit agir.

Exemple. Budget 1 000 tonnes à 5 000 MAD, réalisé 1 100 tonnes à 4 800 MAD : écart volume +500 000 MAD, écart prix −220 000 MAD, écart total +280 000 MAD.
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B

Bank Al-Maghrib

La banque centrale du Maroc. Elle conduit la politique monétaire, fixe le taux directeur, agrée et supervise les banques et tient la centrale des risques.

Exemple. Bank Al-Maghrib exige des banques des provisions minimales par catégorie de créances : 50 % pour une créance douteuse sous la circulaire 19/G, soit 2 M MAD sur 4 M MAD non garantis (vérifiez la version en vigueur).
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BCEAO

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, institut d’émission des huit pays de l’UEMOA. Elle émet le franc CFA (XOF), à parité fixe avec l’euro ; la supervision bancaire relève de la Commission bancaire de l’UMOA.

Exemple. Un crédit de 50 M FCFA vaut 76 225 € à la parité fixe de 1 € = 655,957 FCFA.
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BEAC

La Banque des États de l’Afrique centrale, institut d’émission des six pays de la CEMAC. Elle émet le franc CFA (XAF), à la même parité fixe avec l’euro que le XOF.

Exemple. Une importation de 152 449 € représente 100 M FCFA à la parité de 655,957 FCFA pour 1 €.
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Bêta

La sensibilité du rendement d’une action à celui du marché. On part du bêta désendetté de comparables, que l’on réendette à la structure financière de la cible.

Exemple. Bêta désendetté 0,80, dette / capitaux propres 50 %, impôt 30 % : bêta endetté = 0,80 × (1 + 0,70 × 0,50) = 1,08.
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BFR

Besoin en fonds de roulement : l’argent immobilisé dans le cycle d’exploitation, stocks plus créances clients moins dettes fournisseurs. Il grandit avec le chiffre d’affaires et doit être financé.

Exemple. Stocks 25 M MAD + clients 40 M MAD − fournisseurs 30 M MAD = BFR de 35 M MAD, soit 17,5 % d’un chiffre d’affaires de 200 M MAD, ou 63 jours de CA.
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BFR normatif

Le BFR exprimé en jours de chiffre d’affaires, calculé poste par poste à partir des délais structurels de l’entreprise. Il sert à prévoir le BFR d’une année future à partir de son seul chiffre d’affaires.

Exemple. Un BFR normatif de 72 jours de CA appliqué à un CA prévu de 540 M MAD donne un BFR de 108 M MAD.
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Bilan fonctionnel

Le bilan reclassé par cycle : ressources stables contre emplois stables, puis actif et passif d’exploitation, puis trésorerie. C’est la lecture du banquier, qui en tire fonds de roulement, BFR et trésorerie nette.

Exemple. Un compte courant d’associé de 10 M MAD bloqué cinq ans passe en ressources stables : celles-ci montent de 500 M MAD à 510 M MAD et le fonds de roulement de 80 M MAD à 90 M MAD.
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Budget

Le plan chiffré de l’année, décliné par mois et par responsable, qui sert de référence au pilotage. Il traduit la stratégie en objectifs de chiffre d’affaires, de marge, d’investissement et de trésorerie.

Exemple. Budget de CA de 120 M MAD ; à fin juin, 54 M MAD réalisés, soit 45 % au lieu de 50 % : retard de 6 M MAD sur le budget au prorata.
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C

CAF

Capacité d’autofinancement : le flux potentiel que l’activité laisse à l’entreprise, résultat net plus charges calculées (dotations) moins reprises et plus-values de cession. Elle rembourse la dette et finance l’investissement.

Exemple. Résultat net 12 M MAD + dotations 8 M MAD − reprises 1 M MAD = CAF de 19 M MAD ; face à 10 M MAD d’échéances en capital, elle les couvre 1,9 fois.
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Capitaux propres

Ce qui revient aux actionnaires : capital, réserves, report à nouveau et résultat de l’exercice. C’est le premier coussin qui absorbe les pertes avant les prêteurs.

Exemple. Capital 50 M MAD + réserves 30 M MAD + résultat 12 M MAD = capitaux propres de 92 M MAD.
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Caution

Sûreté personnelle par laquelle une personne, souvent le dirigeant, s’engage à payer si l’emprunteur ne paie pas. Sa valeur dépend du patrimoine réel de la caution, pas du montant écrit.

Exemple. Caution solidaire de 10 M MAD donnée par un dirigeant dont le patrimoine net est de 3 M MAD : elle couvre au mieux 30 % du prêt.
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Centrale des risques

Le fichier tenu par la banque centrale (Bank Al-Maghrib, BCEAO, BEAC, Banque de France) qui recense les crédits déclarés par les banques pour chaque emprunteur. Le banquier y vérifie l’endettement réel avant de prêter.

Exemple. Le dirigeant déclare 15 M MAD de crédits ; la centrale des risques en affiche 22 M MAD : 7 M MAD n’ont pas été déclarés.
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Cession Dailly

En France, la cession de créances professionnelles à une banque par simple bordereau (loi de 1981). La banque avance une partie des factures et se rembourse à leur encaissement.

Exemple. Bordereau de 300 000 € de factures à 60 jours, avance de 80 % : 240 000 € financés, pour 2 400 € d’intérêts à 6 %.
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CGNC

Le Code général de normalisation comptable, référentiel des comptes sociaux au Maroc (loi 9-88). Ses états de synthèse comprennent le bilan, le CPC, l’ESG, le tableau de financement et l’ETIC ; le CPC isole le résultat non courant.

Exemple. Résultat courant 18 M MAD + résultat non courant −2 M MAD − impôt sur les sociétés 4,8 M MAD = résultat net de 11,2 M MAD.
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COBAC

La Commission bancaire de l’Afrique centrale, superviseur des banques de la CEMAC. Son règlement R-2018/01 classe les créances en saines, sensibles et douteuses et fixe leur provisionnement.

Exemple. Une banque qui porte 30 Md FCFA de créances douteuses sur 400 Md FCFA d’encours brut affiche un taux de créances douteuses de 7,5 %, l’indicateur que suit le superviseur.
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Comité de crédit

L’instance qui décide d’accorder, de modifier ou de refuser un crédit, dans la limite de sa délégation. Il statue sur la note de crédit présentée par le chargé d’affaires et l’avis du risque.

Exemple. Avec une délégation agence de 5 M MAD et régionale de 20 M MAD, une demande de 12 M MAD monte au comité régional.
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Coût des fonds propres

La rentabilité exigée par les actionnaires, le plus souvent estimée par le MEDAF : taux sans risque + bêta × prime de risque de marché, plus une prime pays ou de taille si nécessaire.

Exemple. Taux sans risque 3,5 % + bêta 1,08 × prime de marché 6 % = 9,98 % ; avec 2 % de prime pays, coût des fonds propres de 12,0 %.
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Covenant

Engagement contractuel de l’emprunteur, le plus souvent un ratio financier à respecter à chaque arrêté. Son non-respect constitue un cas de défaut qui permet à la banque de renégocier, d’exiger des garanties ou d’accélérer le prêt.

Exemple. Covenant « dette nette / EBE ≤ 3,0x » ; à la clôture, dette nette 66 M MAD et EBE 20 M MAD : ratio de 3,3x, le covenant est rompu.
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Créances en souffrance

Les crédits qui présentent un risque de non-recouvrement total ou partiel. Au Maroc, la circulaire 19/G de Bank Al-Maghrib les classe en pré-douteuses, douteuses et compromises, provisionnées au minimum à 20 %, 50 % et 100 % de leur montant net des garanties admises ; le dispositif est en refonte, vérifiez la version en vigueur.

Exemple. Un prêt de 2 M MAD sans garantie déductible classé en pré-douteux appelle une provision minimale de 400 000 MAD.
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Crédit à moyen terme (CMT)

Prêt de 2 à 7 ans environ qui finance un investissement (matériel, extension, acquisition). Il se rembourse par la CAF de l’entreprise sur la durée de vie de l’actif financé.

Exemple. CMT de 20 M MAD sur 5 ans à 7 %, amortissement constant : 4 M MAD de capital par an et une première annuité de 5,4 M MAD.
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Crédit de campagne

Crédit court terme qui finance un cycle saisonnier, typiquement l’achat d’une récolte (cacao, coton, café, anacarde), et se rembourse par la vente du produit. Il est courant en UEMOA et en CEMAC.

Exemple. Une coopérative achète 2 000 tonnes de cacao à 1 800 FCFA le kilo, soit 3,6 Md FCFA ; la banque finance 80 %, soit 2,88 Md FCFA.
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Crédit-bail

Location d’un bien avec option d’achat en fin de contrat : le crédit-bailleur reste propriétaire, ce qui lui sert de garantie. Il finance souvent 100 % du bien, sans apport.

Exemple. Machine de 6 M MAD financée sur 5 ans au taux implicite de 9 %, option d’achat de 1 % (60 000 MAD) : 60 loyers mensuels de 123 755 MAD.
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D

Data room

L’espace, aujourd’hui virtuel, où le vendeur met à disposition des acquéreurs les documents de la société (juridiques, financiers, fiscaux, sociaux). Ses statistiques de consultation renseignent sur l’intérêt des candidats.

Exemple. Sur 120 questions posées par l’acquéreur, 30 % restent sans réponse à une semaine de la clôture : 36 points à traiter en priorité.

DCF

Évaluation par actualisation des flux de trésorerie disponibles futurs au WACC, plus une valeur terminale. Elle donne la valeur d’entreprise, dont on déduit la dette nette.

Exemple. FCF de 10 M MAD, 11 M MAD et 12 M MAD sur 3 ans, WACC 10 %, croissance à l’infini 2 % : flux actualisés 27,2 M MAD + valeur terminale actualisée 115,0 M MAD = valeur d’entreprise de 142,1 M MAD.
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Décote d’illiquidité

La réduction appliquée à la valeur d’une société non cotée ou d’une participation difficile à céder, faute de marché pour la revendre rapidement.

Exemple. Valeur obtenue par comparables cotés 50 M MAD, décote d’illiquidité de 20 % : 40 M MAD pour la PME non cotée.
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Découvert autorisé

Ligne de trésorerie qui permet au compte d’être débiteur jusqu’à un plafond. Elle finance les décalages ponctuels, pas un BFR structurel.

Exemple. Découvert autorisé de 2 M MAD à 9 %, utilisé en moyenne à hauteur de 1,2 M MAD : 108 000 MAD d’intérêts sur l’année.
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Défaut (définition bâloise)

Un emprunteur est en défaut s’il a un impayé significatif depuis plus de 90 jours ou si son paiement intégral est jugé improbable. C’est l’événement que mesurent la PD et la LGD.

Exemple. Une échéance due le 1er mars et toujours impayée le 30 mai a 90 jours de retard : le lendemain, le prêt bascule en défaut.
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Délai clients (DSO)

Le nombre moyen de jours de crédit accordés aux clients : créances clients TTC rapportées au chiffre d’affaires TTC, multipliées par 360. Chaque jour gagné libère de la trésorerie.

Exemple. Créances clients 48 M MAD TTC, CA 240 M MAD HT soit 288 M MAD TTC (TVA 20 %) : 48 / 288 × 360 = 60 jours.
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Délai fournisseurs (DPO)

Le nombre moyen de jours de crédit obtenus des fournisseurs : dettes fournisseurs TTC rapportées aux achats TTC, multipliées par 360. Au Maroc comme en France, la loi plafonne ces délais.

Exemple. Dettes fournisseurs 21 M MAD TTC, achats 140 M MAD HT soit 168 M MAD TTC : 21 / 168 × 360 = 45 jours.
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Dette financière nette

Les dettes financières (emprunts, crédit-bail, découverts) moins la trésorerie disponible. C’est l’agrégat de base des ratios de levier et du passage de la valeur d’entreprise à la valeur des titres.

Exemple. Emprunts et découverts 85 M MAD − trésorerie 15 M MAD = dette nette de 70 M MAD.
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Dette mezzanine

Dette subordonnée à la dette senior, rémunérée par un intérêt payé, un intérêt capitalisé (PIK) et souvent des bons de souscription. Plus chère, elle comble l’écart entre dette senior et fonds propres.

Exemple. Mezzanine de 10 M€ avec 5 % d’intérêt capitalisé : au bout de 5 ans, 12,76 M€ à rembourser, en plus de l’intérêt payé chaque année.

Dette nette / EBE

Le ratio de levier le plus suivi par les banques : le nombre d’années d’EBE nécessaires pour rembourser la dette nette. Au-delà de 3 à 3,5x pour une PME, le dossier devient tendu.

Exemple. Dette nette de 70 M MAD pour un EBE de 20 M MAD : levier de 3,5x.
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Différé d’amortissement

Période en début de prêt pendant laquelle l’emprunteur ne paie que les intérêts. Il aligne les échéances sur la montée en charge d’un investissement.

Exemple. Prêt de 12 M MAD à 8 % sur 7 ans dont 2 de différé : 0,96 M MAD d’intérêts seuls par an pendant 2 ans, puis 2,4 M MAD de capital par an pendant 5 ans.
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Division des risques

La règle prudentielle qui plafonne l’exposition d’une banque sur un même bénéficiaire ou groupe à un pourcentage de ses fonds propres. Le seuil dépend du régulateur : vérifiez celui de votre zone.

Exemple. Avec 5 Md MAD de fonds propres et une limite de 20 %, la banque ne peut pas dépasser 1 Md MAD d’engagements sur un même groupe.
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DSCR

Ratio de couverture du service de la dette : cash disponible pour la dette (CFADS) rapporté aux échéances de l’année, intérêts et capital. Sous 1, l’entreprise ne peut pas payer ; les banques visent souvent 1,2 à 1,5 au minimum.

Exemple. CFADS 18 M MAD pour 12 M MAD d’échéances (capital et intérêts) : DSCR de 1,50.
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Due diligence

L’audit d’acquisition mené par l’acquéreur et ses conseils (financier, juridique, fiscal, social) pour vérifier les informations du vendeur et chiffrer les risques avant de signer.

Exemple. La due diligence révèle 4 M MAD de dettes sociales non provisionnées : à valeur d’entreprise inchangée, le prix des titres baisse de 4 M MAD.
E

EAD (exposition au défaut)

Le montant dû au moment du défaut : l’encours tiré plus la part de la ligne non tirée que l’emprunteur aura probablement utilisée d’ici là (facteur de conversion).

Exemple. Ligne de 10 M MAD tirée à 6 M MAD, facteur de conversion de 50 % sur les 4 M MAD non tirés : EAD de 8 M MAD.
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Earn-out

Complément de prix versé au vendeur si l’entreprise atteint des objectifs après la cession. Il rapproche acheteur et vendeur quand ils divergent sur le plan d’affaires.

Exemple. Complément de 4 fois l’excédent d’EBE au-dessus de 15 M MAD, plafonné à 12 M MAD : avec un EBE de 17,5 M MAD, le vendeur reçoit 10 M MAD de plus.

EBE

Excédent brut d’exploitation : ce que l’activité dégage avant amortissements, frais financiers et impôt. C’est le point de départ du cash et le dénominateur des ratios de levier.

Exemple. Valeur ajoutée 60 M MAD − charges de personnel 32 M MAD − impôts et taxes 3 M MAD + subventions d’exploitation 1 M MAD = EBE de 26 M MAD.
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EBITDA

Résultat avant intérêts, impôts, dotations aux amortissements et provisions : l’équivalent anglo-saxon de l’EBE. Les deux diffèrent selon le traitement des provisions, de certains loyers (IFRS 16) et des éléments exceptionnels.

Exemple. Résultat d’exploitation 14 M€ + dotations 9 M€ = EBITDA de 23 M€.
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Effet de levier financier

L’écart entre rentabilité des capitaux propres et rentabilité économique créé par la dette : ROE = ROCE + (ROCE − coût de la dette après impôt) × dette / capitaux propres. Il joue dans les deux sens.

Exemple. ROCE 12 %, coût de la dette après impôt 5 %, dette égale aux capitaux propres : ROE = 12 % + (12 % − 5 %) × 1 = 19 %.
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Emprunt obligataire

Dette levée directement auprès d’investisseurs par l’émission de titres (obligations) qui versent un coupon et remboursent le nominal. Il exige une taille et une transparence suffisantes.

Exemple. Émission de 500 M MAD sur 5 ans au coupon de 4,5 % : 22,5 M MAD de coupons par an et 500 M MAD remboursés in fine.
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Escompte commercial

La banque paie avant l’échéance un effet de commerce (lettre de change) en retenant des intérêts et commissions (agios). Elle se rembourse auprès du client tiré à l’échéance.

Exemple. Effet de 1 000 000 MAD à 90 jours escompté à 7 % avec 500 MAD de commission : agios de 18 000 MAD, montant net crédité de 982 000 MAD.
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ETE

Excédent de trésorerie d’exploitation : l’EBE diminué de la hausse du BFR d’exploitation. C’est le cash réellement encaissé par l’exploitation sur l’année.

Exemple. EBE 26 M MAD − hausse du BFR 9 M MAD = ETE de 17 M MAD : un tiers de l’EBE est resté bloqué dans le cycle.
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F

Flux de trésorerie disponible (FCF)

Le cash généré par l’exploitation après impôt normatif, investissements et variation du BFR, avant tout flux de financement. C’est le flux que l’on actualise dans un DCF.

Exemple. EBE 30 M MAD − impôt sur le résultat d’exploitation 5 M MAD − investissements 10 M MAD − hausse du BFR 4 M MAD = FCF de 11 M MAD.
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Fonds de roulement (FR)

Ressources stables (capitaux propres, dettes à long et moyen terme) moins emplois stables (immobilisations). L’excédent finance tout ou partie du BFR.

Exemple. Ressources stables 500 M MAD − emplois stables 420 M MAD = fonds de roulement de 80 M MAD.
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G

Garantie à première demande

Engagement autonome d’une banque de payer un montant dès la demande du bénéficiaire, sans pouvoir opposer les exceptions du contrat de base. C’est la forme usuelle des cautions de marchés publics.

Exemple. Garantie de bonne exécution de 5 % sur un marché de 40 M MAD : 2 M MAD payables à la première demande du maître d’ouvrage.
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Garantie d’actif et de passif

Engagement du vendeur d’indemniser l’acquéreur si un passif né avant la cession apparaît après, ou si un actif se révèle surévalué. Elle se négocie en franchise, plafond et durée.

Exemple. Redressement fiscal de 3 M MAD après la cession, franchise de 0,5 M MAD déductible, plafond de 20 % d’un prix de 100 M MAD : indemnité de 2,5 M MAD.

Gearing

Dette financière nette rapportée aux capitaux propres. Il mesure le poids de la dette dans la structure de financement ; au-delà de 100 %, les prêteurs financent plus que les actionnaires.

Exemple. Dette nette 70 M MAD pour 92 M MAD de capitaux propres : gearing de 76 %.
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H

Hypothèque

Sûreté réelle sur un immeuble, inscrite à la conservation foncière, qui donne à la banque un droit de préférence et de suite. La banque ne retient qu’une partie de la valeur d’expertise.

Exemple. Bien expertisé 15 M MAD, retenu à 70 % : valeur de gage de 10,5 M MAD ; un prêt de 10 M MAD représente une LTV de 66,7 %.
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I

ICR (couverture des intérêts)

Résultat d’exploitation (ou EBE) rapporté aux charges d’intérêts. Il dit combien de fois l’activité paie les intérêts, sans tenir compte du remboursement du capital.

Exemple. Résultat d’exploitation 14 M MAD pour 4 M MAD d’intérêts : ICR de 3,5x.
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IFRS 9 (stades 1, 2, 3)

La norme impose de provisionner les pertes attendues : sur 12 mois au stade 1 (crédit sain), sur toute la durée de vie au stade 2 (hausse significative du risque, présumée à 30 jours d’impayé) et au stade 3 (crédit déprécié, en défaut).

Exemple. Prêt de 10 M MAD, LGD 45 % : au stade 1 avec une PD 12 mois de 1,5 %, provision de 67 500 MAD ; au stade 2 avec une PD à maturité de 6 %, provision de 270 000 MAD, quatre fois plus.
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L

LBO

Acquisition d’une entreprise par une holding financée en partie par de la dette, remboursée par les dividendes de la cible. L’effet de levier augmente le rendement des fonds propres investis.

Exemple. Cible achetée 100 M€ pour 12 M€ d’EBE (8,3x), financée par 55 M€ de dette (4,6x l’EBE) et 45 M€ de fonds propres.

Lettre d’intention

Offre écrite, en principe non engageante, par laquelle un acquéreur propose un prix et des conditions avant la due diligence et obtient souvent une exclusivité de négociation.

Exemple. Offre de 100 M MAD de valeur d’entreprise, dette nette de 30 M MAD : prix indicatif des titres de 70 M MAD, sous réserve de due diligence, avec 8 semaines d’exclusivité.

LGD (perte en cas de défaut)

La part de l’exposition que la banque perd réellement en cas de défaut, après récupérations et frais de recouvrement. Les garanties la font baisser.

Exemple. Exposition de 10 M MAD en défaut, 6 M MAD récupérés nets de frais sur l’hypothèque : LGD de 40 %.
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M

Marge brute

Ventes moins coût d’achat des marchandises ou matières vendues. Son taux mesure le pouvoir de prix et la maîtrise des achats.

Exemple. Ventes 30 M MAD − coût d’achat des marchandises vendues 22 M MAD = marge brute de 8 M MAD, soit un taux de 26,7 %.
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Marge sur coût variable

Chiffre d’affaires moins charges variables : ce qui reste pour couvrir les charges fixes puis dégager un résultat. Son taux est la clé du point mort.

Exemple. CA 50 M MAD − charges variables 30 M MAD = marge sur coût variable de 20 M MAD, soit un taux de 40 %.
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Mémorandum d’information

Le document détaillé qui présente l’entreprise à vendre aux acquéreurs ayant signé un engagement de confidentialité : activité, marché, équipe, historique financier, plan d’affaires.

Exemple. Teaser envoyé à 40 acquéreurs, 15 accords de confidentialité, 15 mémorandums, 6 offres indicatives : 15 % de taux de conversion.

MOIC

Multiple on invested capital : ce que l’investisseur récupère divisé par ce qu’il a investi. Il se lit avec le TRI, car un même multiple vaut moins s’il est obtenu plus lentement.

Exemple. 45 M€ investis, 112,5 M€ récupérés au bout de 5 ans : MOIC de 2,5x, soit un TRI de 20,1 %.

Multiple VE / EBE

Le rapport entre la valeur d’entreprise et l’EBE de sociétés comparables, appliqué à l’EBE de la cible. C’est le multiple de référence en PME et en LBO.

Exemple. Médiane des comparables cotés à 7,5x l’EBE, appliquée à un EBE de 20 M MAD : valeur d’entreprise de 150 M MAD.
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N

Nantissement du fonds de commerce

Sûreté réelle sur le fonds de commerce (clientèle, enseigne, droit au bail, matériel), inscrite au registre du commerce. Sa valeur de réalisation est souvent faible : la banque la décote fortement.

Exemple. Fonds évalué 8 M MAD, retenu à 50 % par la banque : 4 M MAD de valeur de garantie.
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Notation interne

La note de risque attribuée par la banque à chaque emprunteur, sur une échelle propre (par exemple de 1 à 10), à partir d’éléments financiers et qualitatifs. Chaque note correspond à une PD qui fixe la marge et la délégation.

Exemple. Une note 6 associée à une PD de 3 %, avec une LGD de 50 % sur 4 M MAD d’exposition, implique une perte attendue de 60 000 MAD par an.
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Note de crédit

Le document qui présente un dossier au comité : besoin, entreprise, analyse financière, capacité de remboursement, risques, garanties et recommandation. Elle doit permettre de décider sans autre lecture.

Exemple. Une note pour 12 M MAD sur 7 ans résume en première page : DSCR de 1,45 (8,7 M MAD de CFADS pour 6 M MAD d’échéances), levier de 2,8x et prêt couvert à 88 % par l’hypothèque retenue.
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P

Passage de la VE à la valeur des titres

Le pont (bridge) qui retire de la valeur d’entreprise la dette nette et les éléments assimilés (provisions pour retraites, litiges, dividendes votés) pour obtenir le prix des actions.

Exemple. VE 150 M MAD − dette nette 70 M MAD − provision retraites 5 M MAD = valeur des titres de 75 M MAD.
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PCG

Le Plan comptable général, référentiel des comptes individuels en France, fixé par l’Autorité des normes comptables. Les charges sont en classe 6, les produits en classe 7.

Exemple. Achats de marchandises (607) 400 k€ et variation de stock (6037) de −20 k€ : coût d’achat des marchandises vendues de 380 k€.
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PD (probabilité de défaut)

La probabilité qu’un emprunteur fasse défaut dans les 12 mois (ou sur la durée du prêt). Elle est estimée à partir des historiques de défaut par classe de notation.

Exemple. Sur 1 000 PME notées 5 en début d’année, 25 font défaut dans l’année : PD observée de 2,5 %.
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Perte attendue (EL)

La perte moyenne qu’une banque doit anticiper sur un crédit : PD × LGD × EAD. Elle est couverte par la marge et les provisions ; la perte inattendue, elle, l’est par les fonds propres.

Exemple. PD 2,5 % × LGD 40 % × EAD 8 M MAD = perte attendue de 80 000 MAD.
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Plan de financement

Le tableau pluriannuel qui confronte les besoins (investissements, hausse du BFR, remboursements, dividendes) aux ressources (CAF, emprunts, apports). Il doit être équilibré année par année.

Exemple. Sur 3 ans : investissements 30 M MAD + hausse du BFR 6 M MAD + remboursements 12 M MAD = 48 M MAD de besoins ; CAF 33 M MAD + nouvel emprunt 15 M MAD = 48 M MAD de ressources.
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Point mort

Le chiffre d’affaires à partir duquel l’entreprise couvre toutes ses charges : charges fixes divisées par le taux de marge sur coût variable. Exprimé en jours, il donne la date à laquelle l’année devient rentable.

Exemple. Charges fixes 15 M MAD / taux de marge 40 % = point mort de 37,5 M MAD ; sur un CA de 50 M MAD, il est atteint au jour 270, fin septembre.
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Prévisions glissantes

Prévision mise à jour chaque mois ou trimestre sur un horizon constant (souvent 12 mois), en combinant réalisé et prévu. Elle remplace la lecture figée du budget par un atterrissage à jour.

Exemple. À fin mars : 3 mois réalisés (31 M MAD) + 9 mois prévus (98 M MAD) = atterrissage de 129 M MAD contre 125 M MAD au budget.
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Prime de contrôle

Le supplément payé au-dessus de la valeur d’une participation minoritaire pour obtenir le contrôle, justifié par les synergies et le pouvoir de décision.

Exemple. Action cotée à 100 MAD, offre publique à 130 MAD : prime de contrôle de 30 %.

Prime de risque de marché

Le supplément de rendement que les investisseurs exigent pour détenir des actions plutôt qu’un actif sans risque. Elle s’estime sur l’historique ou de façon implicite à partir des cours.

Exemple. Rendement attendu du marché 9,5 % − taux sans risque 3,5 % = prime de risque de marché de 6,0 %.
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Prime de risque pays

Le supplément de rendement exigé pour investir dans un pays plus risqué. Une méthode courante part de l’écart de taux souverain (spread), multiplié par le rapport de volatilité actions / obligations.

Exemple. Obligation souveraine en dollars à 7,0 % contre 4,2 % pour le Trésor américain : spread de 2,8 % ; × 1,5 de rapport de volatilité = prime pays de 4,2 %.
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R

Ratio de solvabilité

Les fonds propres réglementaires d’une banque rapportés à ses actifs pondérés par les risques (RWA), selon Bâle III. Le minimum est fixé par chaque régulateur, coussins compris.

Exemple. Fonds propres de 12 Md MAD pour 100 Md MAD d’actifs pondérés : ratio de solvabilité de 12 %.
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Restructuration de crédit

La modification des conditions d’un prêt pour l’adapter à la capacité de remboursement réelle : allongement, différé, baisse de taux. Elle évite le défaut mais signale un risque accru et se suit de près.

Exemple. Un encours de 24 M MAD à 8 % sur 5 ans coûte 6,01 M MAD par an ; allongé à 8 ans, l’annuité tombe à 4,18 M MAD, soit 31 % de moins.
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Résultat d’exploitation

L’EBE après dotations aux amortissements et provisions d’exploitation et reprises. Il mesure la performance de l’outil industriel et commercial, avant financement et impôt.

Exemple. EBE 26 M MAD − dotations 9 M MAD + reprises 1 M MAD = résultat d’exploitation de 18 M MAD.
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ROCE

Rentabilité des capitaux employés : résultat d’exploitation après impôt rapporté à l’actif économique. On le compare au WACC : au-dessus, l’entreprise crée de la valeur.

Exemple. Résultat d’exploitation 20 M MAD × (1 − 30 % d’impôt) = 14 M MAD, rapporté à 150 M MAD de capitaux employés : ROCE de 9,3 %.
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ROE

Rentabilité des capitaux propres : résultat net rapporté aux capitaux propres. C’est le rendement comptable obtenu par l’actionnaire.

Exemple. Résultat net 12 M MAD pour 92 M MAD de capitaux propres : ROE de 13,0 %.
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Rotation des stocks (DIO)

Le nombre de jours de consommation couverts par le stock : stock moyen rapporté au coût d’achat des marchandises vendues (ou des matières consommées), multiplié par 360.

Exemple. Stock 25 M MAD pour un coût d’achat des ventes de 150 M MAD : 60 jours de stock.
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S

SIG

Soldes intermédiaires de gestion : la cascade qui décompose le résultat, de la marge commerciale à la valeur ajoutée, l’EBE, le résultat d’exploitation, le résultat courant puis le résultat net. Chaque marche dit où se crée ou se perd la rentabilité.

Exemple. Pour 100 M MAD de CA : valeur ajoutée 60 M MAD (60 %), EBE 26 M MAD (26 %), résultat d’exploitation 18 M MAD, résultat courant 15 M MAD après 3 M MAD de frais financiers, résultat net 10,5 M MAD après 30 % d’impôt.
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Sûretés

Les droits qui garantissent le remboursement : réelles quand elles portent sur un bien (hypothèque, nantissement, gage), personnelles quand une personne s’engage (caution, garantie à première demande). Elles réduisent la perte, pas le risque de défaut.

Exemple. Hypothèque retenue 6 M MAD + nantissement du fonds 3 M MAD pour un encours de 12 M MAD : taux de couverture de 75 %.
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SYSCOHADA

Le Système comptable OHADA, référentiel commun aux 17 États de l’OHADA (UEMOA, CEMAC, Guinée, Comores, RD Congo), révisé en 2017. Son compte de résultat fait apparaître la valeur ajoutée, l’EBE et le résultat d’exploitation.

Exemple. EBE de 450 M FCFA − dotations 120 M FCFA + reprises 10 M FCFA = résultat d’exploitation de 340 M FCFA.
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T

Tableau de flux de trésorerie

L’état qui explique la variation de trésorerie par trois flux : exploitation, investissement, financement. Il révèle si l’entreprise finance sa croissance par son activité ou par la dette.

Exemple. Flux d’exploitation +17 M MAD, investissement −12 M MAD, financement −3 M MAD : la trésorerie progresse de 2 M MAD.
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Taux de croissance à l’infini

Le taux g de croissance annuelle des flux retenu au-delà de l’horizon. Il ne peut pas dépasser durablement la croissance nominale de l’économie et fait varier fortement la valeur.

Exemple. Avec un FCF de 12 M MAD et un WACC de 10 %, passer g de 2 % à 3 % porte la valeur terminale de 153 M MAD à 176,6 M MAD : +15 %.
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TEG

Taux effectif global : le coût réel d’un crédit, intérêts, frais et commissions obligatoires compris. Il est toujours supérieur ou égal au taux nominal.

Exemple. Prêt de 1 000 000 MAD sur un an à 8 %, frais de dossier de 10 000 MAD : l’emprunteur reçoit 990 000 MAD et rembourse 1 080 000 MAD, soit un TEG de 9,09 %.
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Transactions comparables

Évaluation à partir des multiples payés lors d’acquisitions de sociétés semblables. Ces multiples incluent une prime de contrôle : ils donnent une valeur pour un acquéreur majoritaire.

Exemple. Quatre transactions à 6,5x, 7,2x, 8,0x et 9,1x l’EBE : médiane de 7,6x ; appliquée à un EBE de 20 M MAD, valeur d’entreprise de 152 M MAD.
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Trésorerie à 13 semaines

Le plan de trésorerie semaine par semaine sur un trimestre, encaissements et décaissements réels. C’est l’outil des situations tendues : il montre la semaine où le découvert sera dépassé.

Exemple. Le plan fait apparaître un solde de −4 M MAD en semaine 6 pour un découvert autorisé de 3 M MAD : il manque 1 M MAD à trouver avant cette date.
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Trésorerie nette

Fonds de roulement moins BFR, ou de façon équivalente trésorerie active moins concours bancaires courants. Négative, elle signale que le cycle d’exploitation est financé par du court terme.

Exemple. Fonds de roulement 80 M MAD − BFR 110 M MAD = trésorerie nette de −30 M MAD : soit 12 M MAD en banque contre 42 M MAD de découverts et de crédits de trésorerie.
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TRI

Taux de rentabilité interne : le taux d’actualisation qui annule la VAN. On le compare au coût du capital ; en capital-investissement, c’est la mesure de performance d’un fonds.

Exemple. Investir 1 000 k€ pour recevoir 400 k€ par an pendant 3 ans : TRI de 9,7 %.
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V

Valeur ajoutée

La richesse créée par l’entreprise : marge commerciale plus production de l’exercice moins consommations en provenance des tiers. Elle rémunère le personnel, l’État, les prêteurs et les actionnaires.

Exemple. Marge commerciale 8 M MAD + production 70 M MAD − consommations externes 18 M MAD = valeur ajoutée de 60 M MAD.
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Valeur d’entreprise (VE)

La valeur de l’outil économique, pour tous les apporteurs de capitaux : valeur des fonds propres plus dette nette (et intérêts minoritaires, provisions assimilées à de la dette). Elle se compare à l’EBE ou au résultat d’exploitation.

Exemple. Capitalisation boursière 300 M MAD + dette nette 70 M MAD = valeur d’entreprise de 370 M MAD.
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Valeur terminale

La valeur de l’entreprise au-delà de l’horizon de prévision, souvent calculée par la formule de croissance perpétuelle : FCF × (1 + g) / (WACC − g). Elle pèse souvent plus de la moitié de la valeur totale.

Exemple. FCF de 10 M MAD, 11 M MAD puis 12 M MAD, WACC 10 %, g 2 % : valeur terminale de 153 M MAD en année 3, soit 115,0 M MAD actualisée, 81 % de la valeur d’entreprise de 142,1 M MAD.
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VAN

Valeur actuelle nette : la somme des flux futurs actualisés moins l’investissement initial. Positive, le projet rapporte plus que le taux exigé et crée de la valeur.

Exemple. Investissement de 50 M MAD, puis 15 M MAD par an pendant 5 ans, actualisés à 12 % : VAN de 4,1 M MAD, le projet crée de la valeur.
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W

WACC

Coût moyen pondéré du capital : le rendement minimum exigé par les actionnaires et les prêteurs, pondéré par leur poids dans le financement, la dette étant prise après impôt. C’est le taux d’actualisation du DCF.

Exemple. 60 % de fonds propres à 12 % et 40 % de dette à 7 % avant impôt (IS 30 %) : WACC = 7,2 % + 1,96 % = 9,2 %.
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Waiver

Renonciation ponctuelle et écrite de la banque à se prévaloir d’un bris de covenant ou d’un autre cas de défaut. Elle s’obtient en général contre une commission, une marge plus élevée ou de nouvelles garanties.

Exemple. Pour un bris de covenant sur un prêt de 60 M MAD, la banque accorde un waiver contre une commission de 0,25 % : 150 000 MAD.
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